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l'aura c'est dans la tête !!
"L'aura, c'est dans la tête !"
Les auras existent vraiment. Non pas chez celui qui "émet", mais chez celui qui les voit
de Pascal Lapointe (Agence Science-Presse)
 
Remarque avant lecture : il y a à prendre et à laisser... le sens critique est demandé pour certains textes... Ici le journaliste joue le psychologue et utilise habilement les mots pour démontrer que l'aura est une perception subjective et non objective. Or il se trompe de cible de fond. Là où il analyse une véritable maladie, il n'ateint pourtant pas le problème de la perception de l'aura. Il prend une définition de l'aura qui n'est pas la nôtre. Il parle de synesthésie là où nous parlons de perception d'énergie, la première ne nie pas la seconde sauf si l'on réduit la seconde à la première. Ce que fait malhonnètement ce scientifique... Comment progresser avec une telle mauvaise foi ou bien avec un tel mauvais sens de l'analyse ? Ce texte est là pour montrer que souvent la science pose de mauvais postulats aisément réfutables pour eux, mais qui ne font pas preuves de contre-arguments pour un oeil plus professionnel...)
 
cliquez ici pour le témoignage

" La cause, vient d'affirmer un chercheur britannique, est une maladie du cerveau, appelée la synesthésie. Et ce n'est pas une maladie rare: une personne sur 2000 souffrirait de synesthésie, selon une étude américaine remontant à 1996. Cette maladie se caractérise par un dysfonctionnement des sens, en particulier de la vision, qui conduit à voir des halos de couleur émanant de gens, d'objets, et même de mots sur un papier.

Étrange maladie. Identifiée comme telle depuis plus d'un siècle (le mot a été créé en 1872), reconnue comme un trouble neurologique depuis les années 1970, ses causes n'en demeurent pas moins obscures. Car elle est difficile à étudier: une personne peut bien prétendre qu'elle voit des couleurs surgir de nulle part, comment diable peut-on vérifier?

C'est la tâche à laquelle s'est attelé Jamie Ward, du Collège universitaire de Londres. Dans un article paru dans la dernière édition de Cognitive Neuropsychology, ce psychologue britannique décrit les tests menés autour d'une jeune femme, G.W., qui affirme voir des couleurs autour des mots, des objets ou des gens, mais uniquement lorsque ceux-ci ont une connotation émotive pour elle. Les tests ont confirmé qu'elle associe presque systématiquement les mêmes couleurs aux mêmes mots, tandis que des gens "normaux" soumis aux mêmes tests ont plutôt tendance à oublier la majorité des couleurs qu'ils avaient initialement choisies.

"Elle voit les choses comme si elles étaient colorées, au milieu de nulle part. Parfois une couleur sera rattachée à tout un environnement en raison d'une émotion", conclut Jamie Ward. Dès lors, poursuit-il, "vous pouvez imaginer comment des gens porteurs de cette condition et nés à une autre époque ont pu se croire capables de voir des états spirituels. Ils voyaient ces couleurs, et ils présumaient que cela émanait des gens, pas de leur propre cerveau."

Selon la littérature Nouvel Age, une aura est en effet un champ d'énergie émanant d'une personne, dont la couleur varierait en fonction des humeurs ou de l'intelligence. Seul un esprit "éclairé" ou "entraîné" est censé pouvoir observer une aura.

G.W. n'est ni l'un ni l'autre, mais elle voit son amoureux "James" auréolé d'une couleur rose, tout comme elle voit le mot "James" auréolé de la même couleur.

Qu'est-ce que la synesthésie?

Depuis les années 1970, les tentatives d'explication sont nombreuses. Les neurologues invoquent une série de mauvaises connections entre les neurones qui seraient survenues dès l'enfance. Deux zones du cerveau proches l'une de l'autre attirent leur attention: l'une, appelée le cortex rétrosplénial, associée aux émotions, l'autre, appelée V4, associée à la perception des couleurs.

Mais d'autres chercheurs poursuivent la piste génétique, comme Phil Merikle, du Centre de recherche sur la synesthésie, à l'Université de Waterloo (Ontario). "Certains croient que tous les enfants seraient synesthètes à l'origine, et que cela disparaîtrait à mesure que se créent les bonnes connections dans le cerveau, c'est-à-dire à mesure que les enfants apprennent à faire les bonnes associations" (par exemple, lorsqu'ils associent le mot "chien" avec l'animal). Bref, les chercheurs ne savent pas; et cette maladie révèle à quel point notre ignorance du cerveau est encore profonde.

D'autant plus que les problèmes ne se limitent pas toujours aux couleurs. Certains synesthètes ont plutôt un goût étrange dans la bouche (le sens du goût) lorsqu'ils croisent une personne précise, ou une sensation d'oppression sur la peau (le sens du toucher).

Mais ce sont les problèmes de vision qui sont les plus connus. Dans les cas extrêmes de synesthésie, ces couleurs peuvent carrément nuire à l'apprentissage de la lecture. A l'inverse, le jeu des couleurs a pu faire naître chez plusieurs synesthètes un goût pour la peinture et le dessin. Ce qui est tout de même plus stimulant que de pourchasser des auras... "

 
Dieu aime comme une émeraude est verte
 
fais-moi une place...

 

 
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